Harelde de Miquelon

Clangula hyemalis (Linnaeus, 1758)

Classe : Aves Ordre : Anseriformes Famille : Anatidae Sous-Famille : Anatinae Genre : Clangula

  • 9
    observations

  • 4
    communes

  • 2
    observateurs

  • Première observation
    2008

  • Dernière observation
    2023

Informations sur l'espèce

Taille/poids

Longueur totale du corps : 39 à 47 cm (plus 10 à 15 cm pour la queue du mâle). Poids : 510 à 900 g.

Diagnose

Canard plongeur de petite taille, la Harelde possède un large éventail de plumages. En hiver, la tête et le cou du mâle sont blancs, sauf la joue brunâtre et une tache noire au côté du cou. Le dos est gris marqué de noir. La queue est particulièrement longue en tous temps.La femelle est très brune sur le dos. Les flancs et le ventre sont blanc sale, la poitrine brun gris. La tête est blanche, la joue présentant une marque ovale brun-noir au centre.
Le plumage nuptial du mâle s’obscurcit au printemps. La femelle est également plus sombre en été. Le mâle adulte a le bec rose et noir ; le bec des femelles et des jeunes est gris. En vol, les ailes sont courtes et le vol rapide.

Détermination

De taille inférieure à la plupart des canards de surface et de silhouette plus fine que les canards plongeurs, la Harelde est facilement reconnaissable. Sur l’eau, elle se tient souvent très enfoncée et plonge longtemps.

Période d’observation

C’est essentiellement en hiver que l’on peut observer la Harelde, mais certains individus arrivent dès la mi-octobre à Saint Pierre et Miquelon, où l’espèce peut encore être observée en petit nombre jusqu’en avril-mai. Les dates de présence en France métropolitaine sont similaires.
 
Biologie-éthologie

Les premiers retours sont notés fin avril ou début mai au Groenland, entre mi-mai et mi-juin au Spitzberg et en Russie. En période de reproduction, l’espèce fréquente des marais, des tourbières et de petites rivières dans la toundra, mais aussi des sites côtiers de l’Arctique.  

Biogéographie et écologie

La Harelde a une distribution circumarctique. En hiver, elle descend plus au sud, atteignant en Amérique la Caroline du Sud et l’état de Washington, en Europe la Grande-Bretagne, mais surtout la mer Baltique et les côtes norvégiennes. En France métropolitaine, c’est un migrateur et hivernant rare. La plupart des oiseaux hivernant dans l’hexagone sont des femelles ou des immatures.
En hiver, ce canard est d’abord marin, aussi bien près des côtes qu’au large, souvent en groupes compacts et mobiles. A l’intérieur des terres, l’espèce fréquente les lacs et les étangs.
L’espèce se nourrit de crustacés et de mollusques. Les proies peuvent être capturées à de grandes profondeurs, jusqu’à 55 m. En eau douce, des insectes et des larves sont également capturés, de même que des végétaux.

Bibliographie

MNHN coord. (2012) - Cahiers d’habitats Natura 2000 – connaissance et gestion des habitats et des espèces d’intérêt communautaire. Tome 8 Oiseaux, volume 2 de la Fauvette sarde à l’Oie cendrée, 390 pages. La documentation française, Paris.
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Anas hyemalis Linnaeus, 1758 |

Observations mensuelles