Lucanus cervus (Linnaeus, 1758)

Classe : Hexapoda Ordre : Coleoptera Famille : Lucanidae Sous-Famille : Lucaninae Tribu : Lucanini Genre : Lucanus

  • 9
    observations

  • 4
    communes

  • 3
    observateurs

  • Première observation
    2020

  • Dernière observation
    2021
Chrétien Johann - Jourdain Marius - Mazet Quentin

Informations sur l'espèce

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Taille : 20-90 mm

Diagnose : Les mâles appelés "Cerf-volant" et les femelles appelées "Biche" sont très différents.

La tête du mâle est élargie, plus large encore que le premier segment thoracique, et ses mandibules ont l’aspect des « bois de cerf », ce qui lui vaut son nom vernaculaire de « cerf-volant ». Ces mandibules démesurées lui servent à maintenir la femelle pendant l’accouplement, elles ne sont pas fonctionnelles pour l’alimentation.

La femelle n’a que de toutes petites mandibules, et sa tête est de moitié moins large que le premier segment thoracique. Par réciproque avec son mâle, elle porte le nom de « biche ». Antenne a premier article aussi long que tous les autres réunis, terminées par une massue de trois à six articles en « peigne ».

Confusions possibles : Les petites femelles un peu sombres peuvent être confondues avec le genre voisin Dorcus (Petite biche). On les distinguera formellement avec les tibias postérieurs : celui de la femelle de lucane présente trois épines, contre une seule pour celle du Dorcus. L. cervus (Linnaeus, 1758) peut facilement être confondue avec L. tetraodon (Thunberg, 1806) et Pseudolucanus barbarossa (Fabricius, 1801), récemment découverte en France. La distinction entre ces espèces, plus encore pour les femelles, est délicate (place de l’incisive de la mandibule notamment).

Périodes d’observation : Larve toute l’année, l’adulte en Juin et juillet, parfois en août.

Biologie/Éthologie : Espèce liée aux vieux arbres, naturellement forestière, qui s’est établie dans les bocages et dans les parcs urbains. La femelle reste postée dans les arbres avant d’être fécondée, provoquant de grands attroupements de mâles qui iront jusqu’à se battre entre eux. Beaucoup meurent d’épuisement ou sortent mutilés de cette quête. L’espèce vole au crépuscule. Les mâles sont peu discrets, très lents à la marche comme au vol (handicap provoqué par les mandibules), ils sont des proies nombreuses, faciles et copieuses pour de nombreux prédateurs. On trouve alors de nombreux restes d’individus sur les chemins forestiers.

Une fois fécondée, la femelle recherche une souche propice dans laquelle elle s’enfonce et pond. La larve vit sous les vieilles souches en décomposition, majoritairement d’arbres à feuilles caduques (rarement les résineux en moyenne montagne). La vie larvaire dure de 2 à 5 ans. La phase nymphale est quant à elle très courte, elle n’excède pas un mois. Les larves sont sujettes au cannibalisme, elles communiquent entre elles grâce à un organe de stridulation disposé sur les pattes.

Biogéographie : Autochtone en France, cette espèce à large répartition a subi de nombreuses divisions en nouvelles espèces, hors de nos frontières. Sa répartition actuelle ne dépasserait pas la Turquie vers l’est. Elle est assez commune dans les forêts françaises, particulièrement dans les chênaies de plaine et souvent présente dans les anciens parcs urbains.

D'après l'INPN via J. Baraud et A. Horellou

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Platycerus cervus (Linnaeus, 1758) | Scarabaeus cervus Linnaeus, 1758

Observations mensuelles